« N’oubliez pas l’hospitalité » (He 13, 2) - Ce qu’en dit la parole de Dieu, parcours 2025-2026.
Le 11 février 2026/
Nous avons commencé notre rencontre avec la reprise du Psaume 36 des lectures du jour en confiant au Seigneur nos échanges :
Dirige ton chemin vers le Seigneur
Fais lui confiance, et lui, il agira.
Chapitre 4/ Elisée et la Sunamite – 2 Rois 4, 8-37.
08 Un jour, Élisée passait à Sunam ; une femme riche de ce pays insista pour qu’il vienne manger chez elle. Depuis, chaque fois qu’il passait par là, il allait manger chez elle.
09 Elle dit à son mari : « Écoute, je sais que celui qui s’arrête toujours chez nous est un saint homme de Dieu.
10 Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse ; nous y mettrons un lit, une table, un siège et une lampe, et quand il viendra chez nous, il pourra s’y retirer. »
11 Le jour où il revint, il se retira dans cette chambre pour y coucher.
12 Élisée dit à Guéhazi, son serviteur : « Appelle notre Sunamite ! » Guéhazi l’appela, et elle se tint devant lui.
13 Élisée reprit : « Dis-lui donc : Voici que tu t’es donné beaucoup de peine pour nous. Que peut-on faire pour toi ? Faut-il parler pour toi au roi ou au chef de l’armée ? » Mais elle répondit : « Je vis tranquille au milieu des miens. »
14 Puis il dit à son serviteur : « Que peut-on faire pour cette femme ? » Le serviteur répondit : « Hélas, elle n’a pas de fils, et son mari est âgé. »
15 Élisée lui dit : « Appelle-la. » Le serviteur l’appela et elle se présenta à la porte.
16 Élisée lui dit : « À cette même époque, au temps fixé pour la naissance, tu tiendras un fils dans tes bras. » Mais elle dit : « Non, mon seigneur, homme de Dieu, ne dis pas de mensonge à ta servante. »
17 Or, la femme devint enceinte et, l’année suivante, à la même époque, elle enfanta un fils, au moment prédit par Élisée.
18 L’enfant grandit. Un jour que l’enfant était allé trouver son père auprès des moissonneurs,
19 il se mit à crier : « Oh ! ma tête ! ma tête ! » Le père dit à un serviteur : « Porte-le à sa mère. »
20 Le serviteur emporta l’enfant et le remit à sa mère. Celle-ci garda l’enfant sur ses genoux jusqu’à midi, puis il mourut.
21 Alors elle monta l’étendre sur le lit de l’homme de Dieu, ferma la porte et sortit.
22 Elle appela son mari et dit : « Envoie-moi, je te prie, un des serviteurs et une des ânesses ; je cours jusque chez l’homme de Dieu et je reviens. »
23 Il dit : « Pourquoi vas-tu chez lui aujourd’hui ? Ce n’est pas une nouvelle lune ni un sabbat. » Elle répondit : « Ne t’inquiète pas ! »
24 Elle fit donc seller l’ânesse et dit à son serviteur : « Conduis-moi, vas-y ! N’arrête ma course que lorsque je te le dirai ! »
25 Elle partit et se rendit auprès de l’homme de Dieu, au mont Carmel. Quand l’homme de Dieu la vit venir, il dit à Guéhazi, son serviteur : « Voici notre Sunamite !
26 Maintenant, cours à sa rencontre et dis-lui : “Comment vas-tu ? Comment va ton mari ? Comment va ton enfant ?” » Elle répondit : « Tout va bien ! »
27 Arrivée auprès de l’homme de Dieu sur la montagne, elle saisit ses pieds. Guéhazi s’avança pour la repousser, mais l’homme de Dieu dit : « Laisse-la, car son âme est dans l’amertume. Le Seigneur me l’a caché, il ne m’a rien annoncé. »
28 Elle dit : « Avais-je demandé un fils à mon seigneur ? N’avais-je pas dit : Ne me donne pas de faux espoir ? »
29 Il dit à Guéhazi : « Boucle ta ceinture, prends mon bâton dans ta main et va ! Si tu rencontres un homme, ne le salue pas ! Si un homme te salue, ne lui réponds pas ! Tu mettras mon bâton sur le visage du garçon. »
30 Mais la mère du garçon reprit : « Par le Seigneur qui est vivant, et par ta vie, je ne te quitterai pas. » Alors il se leva et la suivit.
31 Guéhazi les avait précédés. Il avait mis le bâton sur le visage de l’enfant, mais pas le moindre son, aucun signe de vie ! Il revint au-devant d’Élisée et lui annonça : « Le garçon ne s’est pas réveillé ! »
32 Quand Élisée arriva dans la maison, il trouva l’enfant mort, étendu sur le lit.
33 Il entra, ferma la porte pour être seul avec lui, et il se mit à prier le Seigneur.
34 Il monta sur le lit, se coucha sur l’enfant, mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux et ses mains sur ses mains. Il resta étendu sur lui, et le corps de l’enfant se réchauffa.
35 Le prophète redescendit et marcha de long en large dans la maison. Puis il remonta s’étendre sur l’enfant. Celui-ci éternua sept fois, et ouvrit les yeux.
36 Élisée appela son serviteur et lui dit : « Fais venir sa mère. » Le serviteur la fit venir. Lorsqu’elle arriva auprès de lui, Élisée lui dit : « Reprends ton fils. »
37 Elle entra, tomba à ses pieds et se prosterna jusqu’à terre. Elle reprit son fils et sortit.
Après la lecture à haute voix, chacun.e exprime ce qui l’a marqué dans ce texte.
- Pourquoi ce récit avec l’anonymat des personnes citées : « l’homme de Dieu »- «la sunamite » ?
- Ce récit me fait penser à Abraham sous le chêne de Mambré. Là c’est la femme qui est actrice mais ça rappelle le même mouvement … ou aussi Elisabeth qui reçoit Marie ;
- La femme qui reçoit, avant elle est dans une attitude de guetteuse, de veille. Elle attend.
- Cette visite, c’est la main de Dieu.
Plus loin,
- Face à la mort de l’enfant, il faut aller vite, direct à Elisée, sans intermédiaire.
- L’enfant est mort et la mère dit : « Ne t’inquiète pas. »
- Dans la situation, c’est elle qui pense à Elisée, pas le père pourtant le 1er devant l’enfant malade.
- Il faut aller vite et c’est la femme qui prend les initiatives …
- Ce récit et la conduite de la femme témoigne d’une sacrée foi …
Dans ce texte, nous sommes un peu dépassés par ce que Dieu décide.
- Cette femme n’a rien demandée, elle reçoit l’annonce d’un enfant, sa naissance et cet enfant va mourir.
- Cela nous renvoie au don de Dieu… gratuit que nous ne demandons pas et que nous faisons vite nôtre. On oublie le don.
- Dieu décide … la mort donnée, reprise. C’est difficile de s’écouter sur ce sujet. Oser dire que Dieu décide de notre mort… Mais ce n’est pas dit dans le texte que Dieu est à l’origine de la mort.
Dès fois, c’est pas le moment. Dans la maladie, toute la maisonnée prie … et le malade reprend vie.
L’enfant était mort et Elisée le fait revenir. Il n’était pas au courant de cette mort. Cela nous rappelle Jésus avec Lazare, … ou quand Jésus est bousculé par les demandes qu’il n’avait pas prévues : Marie à Cana, la femme syro-phénicienne …
Elisée touche la bouche, les yeux et les mains de l’enfant. Chaque partie du corps symbolise une capacité, une grâce : la bouche pour le don de la parole proclamée, les yeux pour celui de l’observation, les mains pour celui de l’action.
Au final, la force et la foi de cette femme sont surprenantes, elle ne lâche pas et on sent toute sa confiance : « Par le Seigneur qui est vivant et par ta vie, je ne te quitterai pas ».
Dès fois, nous avons le sentiment que Dieu n’agit pas ou on ne le voit pas. En tout cas, nous ne voyons pas toujors son action. Souvent, on s’adresse à Dieu dans la détresse et puis on l’oublie quand tout va bien.
Nous retenons la formule de confiance de la femme arrivée aux pied d’Elisée : « Tout va bien ».
Ce texte nous a beaucoup touché… il nous a donné envie d’en lire plus avant et après ce passage.
Nous terminons la rencontre avec la prière du Notre Père.
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.
Amen

Le 17 décembre autour de la parole « n’oubliez pas l’hospitalité ».
Compte-rendu de Patricia
Étaient présents : Lili, Jean Claude, Christine , Hélène et moi-même.
- Chapitre 2: Dieu reçu par Abraham
Pour débuter la rencontre, Lili a souhaité que je leur parle de mon pèlerinage à Fatima.
Ensuite nous avons lu le texte, chacun notre tour.
01-Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l’entrée de la tente. C’était l’heure la plus chaude du jour.
02-Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente et se prosterna jusqu’à terre.
03- Il dit : « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.
04- Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre.
05- Je vais chercher de quoi manger, et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « Fais comme tu l’as dit. »
06- Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente, et il dit : « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine, pétris la pâte et fais des galettes. »
07- Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
08- Il prit du fromage blanc , du lait, le veau que l’on avait apprêté, et les déposa devant; il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre, pendant qu’ils mangeaient.
09- Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il repondit : « Elle est à l’intérieur de la tente. »
10- le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance , et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. » Or, Sara écoutait par-derrière, à l’entrée de la tente.
11- Abraham et Sara étaient très avancés en âge, et Sara avait cessé d’avoir de qui arrive aux femmes.
12- Elle se mit à rire en elle-même; elle se disait: « J’ai pourtant passé l’âge du plaisir,et mon seigneur est un vieillard ! »
13- Le Seigneur Dieu dit à Abraham: « Pourquoi Sara a-t-elle ri, en disant : « Y a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? Au moment où je reviendrai chez toi, au temps fixé pour la naissance, Sara aura un fils. »
15- Sara mentit en disant : « Je n’ai pas ri », car elle avait peur. Mais le Seigneur répliqua : « Si, tu as ri. »
Commentaires:
V01-02
Dès le début du texte le lecteur apprend que c’est Dieu qui apparait à Abraham . Mais on comprend aussi qu’Abraham ne le sait pas encore.
On s’interroge sur ces 3 visiteurs, qui sont-ils ? Est ce Dieu en trois personnes ou peut être des anges qui accompagnent le Seigneur?
V03-05
En tout cas Abraham les accueille avec empressement. Il leur propose immédiatement de quoi manger, boire, et se reposer .
Abraham sait qu’il est difficile de survivre dans le désert et il se doit de les recevoir.
Il ne connaît pas la raison pour laquelle ils sont venus jusqu’à lui. Il ne pose pas de questions.
V06-
Même si l’hospitalité est de mise chez les nomades, Abraham se montre très généreux et plein d’allant. Il ne regarde pas à la dépense. Il offre ce qu’il a de meilleur .
Abraham accueille chez lui ces trois étrangers sans aucune crainte .
Aujourd’hui ce geste n’a rien d’évident, on a tendance à être méfiant vis à vis de l’autre.
On n’ouvre pas facilement sa porte à un inconnu surtout si on est une femme
En recevant ces hommes étrangers ,en étant disponible et ouvert à l’inconnu, Abraham a permis que Dieu vienne le visiter.
V09-V15
La discussion s’engage à la fin du repas.
En demandant à Abraham où se trouve sa femme Sara, le Seigneur Dieu se révèle .
Il se souvient que Dieu lui a fait une promesse il y a longtemps : sa descendance sera aussi nombreuses que les étoiles dans le ciel . Il ne doute pas contrairement à Sara .
Pour Sara , avoir un enfant à son âge est impossible. On peut comprendre sa réaction.
Malgré nos doutes, Dieu nous demande de lui faire confiance, de croire en lui, afin qu’il puisse agir dans nos vies de manière à réaliser des petits et grands miracles .
Nous avons fini la rencontre par la prière du Notre Père.


























Erratum :
attention, petite erreur dans les dates, la prochaine rencontre aura lieu le 18 DECEMBRE ! 






















